Date de sortie du coffret : 14.04.2026
Editeur : Elephant Films

Sushi Typhoon - Edition spéciale - Coffret 14 DVD

L’intégrale des 14 chefs-d'œuvre de la collection Sushi Typhoon qui ont révolutionné le genre Grindhouse réunis dans un seul coffret Ultra Collector 14 DVD !

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Death Trance - 2. The Machine Girl - 3. Tokyo Gore Police - 4. RoboGeisha - 5. Samurai Princess - 6. Vampire Girl vs Frankenstein Girl - 7. Helldriver - 8. Gothic & Lolita Psycho - 9. Karate-Robo Zaborgar - 10. Tomie Unlimited - 11. Yakuza Weapon - 12. Dead Ball - 13. Zombie Ass - 14. Dead Sushi 

 

 

 

Le tokusatsu est un genre difficile à exhumer sans tomber dans le kitsch ou le pastiche condescendant. Avec Karate-Robo Zaborgar, Noboru Iguchi prend le pari de ressusciter Denjin Zaborger, une série télévisée produite en 1974. En grand fan, il lui offre un remake en deux parties pour 114 minutes de SF, humour, action et rebondissements en tout genres.

Le point de départ reprend fidèlement l’histoire originale : l'agent de la police secrète, Yutaka Daimon se bat aux côtés de sa moto/robot-guerrier, Zaborgar. Ensemble, ils se retrouvent face à l'organisation criminelle SIGMA, dirigée par le Dr. Akunomiya qui enlève des personnalités. L’objectif de ce savant fou : récupérer l’ADN de ses victimes pour créer un robot géant.

Un pitch assez classique. Mais Noboru Iguchi ne se contente pas de rejouer la partition. Il la réorchestre de fond en comble, en élargissant considérablement son histoire. Il ajoute notamment un saut dans le temps de 25 ans entre les deux parties du film et déploie des révélations qui se mettent en place par couches successives, pour rajouter des surprises au milieu des scènes d’action. Noboru Iguchi assure lui-même le scénario. La structure de l'histoire en deux grandes phases séparées par un saut dans le temps donne au film une dimension inattendue et change progressivement la nature du rapport entre Yutaka Daimon et Zaborgar. Nous ne dévoilerons rien de ces virages, qui constituent précisément ce qui distingue le film d'un simple exercice nostalgique.

L'humour est omniprésent et calibré. Noboru Iguchi dose ses excès : les scènes burlesques sont clairement identifiées, les gags fétichistes assumés. Ainsi l'ensemble évite de basculer dans la dérision permanente. Le film sait s'arrêter, juste à la limite, pour garder sa crédibilité. La relation homme-robot s'appuie sur une complicité qui rappelle, dans sa mécanique narrative, ce que la série X-Or avait installé dans les esprits des téléspectateurs des années 80 ou Cobra : un duo improbable, une confiance absolue, un lien dont nous vous laissons découvrir l’origine. Noboru Iguchi pousse les curseurs toujours plus loin, y compris dans ses aspects les plus loufoques.

La partition de Shunsuke Kikuchi, qui avait déjà composé les thèmes de la série originale, accompagne le film avec une cohérence remarquable. Ses mélodies portent directement l'esthétique sonore des génériques mecha des années 70 et 80, de Goldorak à Bioman, créant une résonance immédiate pour quiconque a grandi avec ces univers. Shunsuke Kikuchi construit une bande sonore qui soutient aussi bien les séquences d'action que les moments plus intimes.

Du côté des interprètes, les deux époques du récit imposent deux acteurs dans le rôle principal. Yasuhisa Furuhara incarne le Yutaka Daimon de la première partie : jeune fougueux et instinctif. Itsuji Itao prend le relais dans la seconde, avec ses 25 ans supplémentaires : une sobriété qui tranche et ancre le film dans quelque chose de plus grave.

Mami Yamasaki incarne Miss Borg, une cyborg aux intentions ambiguës.

Akira Emoto, en Dr. Akunomiya, interprète un méchant de série Z avec une conviction qui frise la performance.

Visuellement, la direction artistique joue la carte de la saturation colorée et des décors volontairement datés : machineries bricolées, costumes en mousse et latex. Les effets spéciaux artisanaux renvoient directement à l'esthétique des productions tokusatsu des années 70, tout en assumant pleinement l'anachronisme.

Karate-Robo Zaborgar parle à tout le monde. Ce robot karatéka transformable en moto est plus qu’une machine. Et finalement, c’est Yutaka Daimon qui est la star de cette histoire chargée d'affect. Noboru Iguchi réussit ici, remake d’une série dont il est grand fan. Ce qui est révélé dans le making of en bonus.

 

En bonus :

Des petits épisodes où Zaborgar est le seul mis à l’honneur. Il aide un livreur de ramen, ramasse une pièce de 100 yens, ce qui lui fait gagner un combat sans s’en rendre compte, aide les filles à se rhabiller, lutte contre le harcèlement sexuel, fait un combat de sumo contre Mecha Fourmis, etc. Des petits épisodes complètement loufoques. 

Avec le générique en version karaoké ! Et en version sous-titrée pour comprendre les paroles.  

Et un making of : 19 avril 2010, début du tournage. Nous découvrons toutes les coulisses du tournage, ce qui permet de voir Noboru Iguchi toujours enthousiaste. Avec des choix lors du tournage par rapport au storyboard. Des trucages à l’ancienne comme la scène des larmes. La direction d’acteurs. Les scènes d’explosion et une scène historique pour le cinéma 10 minutes avant le coucher du soleil ! 17 mai : fin du tournage. 

 

Tiphaine et Xavier