Date de sortie du coffret : 14.04.2026
Editeur : Elephant Films

Sushi Typhoon - Edition spéciale - Coffret 14 DVD

L’intégrale des 14 chefs-d'œuvre de la collection Sushi Typhoon qui ont révolutionné le genre Grindhouse réunis dans un seul coffret Ultra Collector 14 DVD !

1.
Death Trance - 2. The Machine Girl - 3. Tokyo Gore Police - 4. RoboGeisha - 5. Samurai Princess - 6. Vampire Girl vs Frankenstein Girl - 7. Helldriver - 8. Gothic & Lolita Psycho - 9. Karate-Robo Zaborgar - 10. Tomie Unlimited - 11. Yakuza Weapon - 12. Dead Ball - 13. Zombie Ass - 14. Dead Sushi 

 

Réalisateur : Yûji Shimomura
Scénaristes : Jun'ya Katô, Shinichi Fujita, Seiji Chiba, Yûji Shimomura
Tak Sakaguchi : Grave
Takamasa Suga : Ryuen
Kentaro Seagal :Sid
Yûki Takeuchi :Yuri
Yôko Fujita : Goddess of Destruction

 

Yûji Shimomura n'était pas réalisateur de formation : chorégraphe de combats, coordinateur de cascades, homme de plateau avant d'être homme de caméra. Death Trance, tourné en 2005 avec des moyens serrés, porte cette formation dans chaque plan. Le film ressort aujourd'hui dans le coffret Sushi Typhoon proposé par Elephants Films avec quatorze titres du label, dont celui-ci est le premier de cette belle série.

Le pitch tient en une ligne : Grave, ronin solitaire et sans scrupules, vole un cercueil au temple de l’Est. Tout le monde le convoite. Car la légende raconte que ce cercueil peut exaucer n’importe quel souhait. Les combats s'enchaînent. Ce résumé ne dit rien du plaisir que procure le film, parce que Death Trance ne mise pas sur la complexité narrative, il mise sur l'impact.

Yûji Shimomura filme les corps comme peu de réalisateurs savent le faire. Chaque affrontement est construit avec une précision millimétrée (vous le verrez en détail dans les bonus) : enchaînements fluides, lisibilité des axes, gestion de l'espace qui doit beaucoup à l'expérience de son acteur principal Tak Sakaguchi. Les combats sont développés en séquences très bien chorégraphiées. La caméra accompagne les mouvements. Budget réduit, ambition intacte : les effets de câbles, les explosions et les nombreuses armes donnent à cet univers une crédibilité, une cohérence.

L'image joue la saturation, les contrastes durs, la parenté avec le jeu vidéo d'action. Décors tantôt futuristes, tantôt purement désolés ou fantastiques, la direction artistique assume ses ruptures de registre. À chaque adversaire son niveau et son décor. Sur ces images, Dir en Grey impose sa patte : metal dense, riffs tranchants, énergie frontale. La musique propulse l'action au premier plan. La synergie entre le son et l'image est l'une des vraies réussites du film.

Tak Sakaguchi, en Grave, est dans son élément : présence physique immédiate, économie de mots, violence contenue qui explose par à-coups.
Le personnage de Ryuen, tenu par Takamasa Suga, en moine conteur, apporte un fil rouge pour le spectateur. C’est lui qui permet d’avoir des informations entre deux combats pour comprendre les raisons de ces affrontements.
À cela s'ajoute un humour qui traverse tout le film, discret mais constant. Death Trance ne se prend pas au sérieux, et c'est précisément ce qui le rend aussi plaisant : les répliques dédramatisent la violence, les situations absurdes surgissent sans prévenir. Cette légèreté se retrouve notamment dans la réplique de Yuuri  (Yuuki Takeuchi) sur l’ouverture du sabre, où elle semble s’adresser autant au personnage qu’à vous en tant que spectateur.

un film explosif, avec une bonne musique et de l’humour, qui se retrouve dans un  coffret Blu-ray qui inclut des bonus documentés : tournage, effets spéciaux, présentation des personnages par les acteurs qui expliquent leur interprétation et leur vision de leurs personnages : du contenu concret sur la fabrication du film.

Death Trance est une très belle entrée en matière si vous ne connaissiez pas encore l’univers de Sushi Typhoon.

 

Xavier