Film présenté lors de la Nuit Maléfique jour 3 Festival Mauvais Tours 2025 https://lautremonde-radio.fr/index.php/live-report/mauvais-tours-2025-jour-3

Date de sortie en France : 16 juin 1982

Interdit aux moins de 12ans à sa sortie

·         Réalisation : Lewis Teague

·         Scénario : John Sayles

·         Musique : Craig Hundley

·         Photographie : Joseph Mangine

·         Montage : Larry Bock et Ron Medico

·         Direction artistique : Michael Erler

·         Décors : Cyd Smyllie

·         Durée : 89 minutes

Avec : Robert Forster : David Madison   Robin Riker : Marisa Kendall Michael V. Gazzo : le chef Clark  Dean Jagger : Slade

 

Dans les années 60, en vacances en Floride, la jeune Marisa Kendall (Robin Riker), recueille un bébé alligator qu’elle ramène chez elle et décide d’élever dans un aquarium. Profitant de son départ à l’école, son père se débarrasse de la bestiole (comme il l’a fait auparavant d’un hamster) prétendant à sa fillette qu’elle n’a pas survécu. Cependant, l’homme a jeté la bête dans les WC et elle chemine tranquillement dans le réseau d’égouts de la ville où l’alligator réapparaît douze ans plus tard. Tout comme son ex propriétaire passionnée de reptiles et devenue scientifique, le reptile a bien grandi nourri par des cadavres d’animaux en mutation génétique. Découvrant la surface, il devient plus attiré par ce qui peut l’y nourrir et entraine de nombreuses disparitions humaines…

 

On a proposé la réalisation de l’incroyable alligator à Lewis Teague après qu’elle ait été d’abord présentée à Joe Dante. De plus, le scénariste John Sayles est arrivé en deuxième intention sur le projet le transformant de manière plus cohérente (pour un film de cette catégorie) et en faisant une belle réussite du genre horreur/épouvante niveau série B bien évidemment. Le film fut d’ailleurs remarqué par Stephen King qui confia au même réalisateur l’adaptation de son Cujo.

Il faut dire que le scénario de l’incroyable alligator se montre particulièrement efficace laissant monter la tension à mesure que la bête augmente ses repas. Tout cela avec des scènes dans lesquelles les éclipses sont omniprésentes. Le spectateur est ainsi amené à imaginer ce qu’il advient réellement suite à l’apport d’éléments sonores ou à des personnages dont on devine la souffrance mais qui ne nous sont pas présentés en entier. Une façon astucieuse de faire monter le frisson (imaginer est presque toujours plus inquiétant que voir réellement) tout en économisant des effets spéciaux. Les passages avec l’alligator sont tout à fait crédibles. Le film surfant sur la légende urbaine plutôt répandue que les crocodiliens infestent les égouts des grandes villes américaines. Cela permet de donner la chair de poule à l’audience de l’époque.

 

Tiphaine