Date de sortie du coffret : 10.11.2026
Rimini Editions

 


Réalisateur : William Fruet
Scénaristes : George Goldsmith, Chris Koseluk
Casting :
Ivan E. Roth : The Creature
Steve Railsback : Detective Jim Bishop
Gwynyth Walsh : Dr. Rachel Carson
Don Lake : Elliot Jacobs
Helen Hughes : Marwella Harbison
Sandy Webster : Fred Adams
Susan Anspach : Dr. Judith Glass
Bill Lake : Paramedic
Peter Van Wart : Oscar Willets

Titre Original : Blue Monkey
Audio
: Français DTS-HD Master Audio 1.0 Mono, Anglais DTS-HD Master Audio 1.0 Mono
Sous-titres : Français
Durée : 96 minutes
Format : Blu-ray + DVD + Livret
Zone : B
Genre : Horreur

Contenu 
Édition collector limitée
Master HD
Boîtier Digipack 3 volets avec étui
Contient :
- Le Blu-ray du film
- Le DVD du film
- un livret rédigé par Marc Toullec (24 pages)

 

 

Insect dont le titre original Blue Monkey, était sorti en salles le 25 septembre 1987. Cette production canadienne est signée William Fruet, réalisateur de Le cri des ténèbres également proposé par Rimini Editions (notre chronique)

Insect vous est proposé en coffret Blu-ray + DVD le 10 novembre 2026. Le digipack renferme un livret de 24 pages signé Marc Toullec.

Tout commence dans la serre d’une vieille dame. Un artisan venu réparer une des fenêtres se coupe au contact d’une plante exotique. Un geste anodin, mais le pauvre homme perd connaissance quelques minutes plus tard. Direction l’hôpital de la ville où son état échappe aux médecins. Quand une énorme larve se développe dans son corps, vous basculez dans l’horreur. Les autorités New-yorkaises doivent être prévenues et vous attendez la suite qui s’annonce catastrophique et sanglante.

Le scénario de George Goldsmith et Chris Koseluk est déstructuré. Il part dans tous les sens et ne réserve aucune vraie surprise. Mais conserve la même ambiance des films des années 80 où tout est prétexte pour faire peur, même avec un budget minime.

Certains personnages secondaires doivent apporter de l’humour. Ils ne font pas rire. À quoi sert la famille du statisticien, dont la femme vient accoucher en plein chaos ?

Il y a aussi un côté subversif avec la consommation d’alcool. L’armée est dénoncée pour sa violence. Le gouvernement américain impose ses décisions sans débat. Un infirmier est abattu alors qu’il tente de fuir la zone de confinement. Mais cela s’arrête là une fois la séquence passée.

La créature est un costume en plastique habité par Ivan E. Roth. Sa taille impressionne, mais elle n’effraie jamais. Le début du film rattrape l’ensemble : il est très habilement tourné. L’asticot est crédible et franchement dégoûtant. Plus tard, les cocons deviennent angoissants dès que vous comprenez ce qu’ils contiennent. La caméra se glisse dans les couloirs et filme à travers les grilles. Vous penserez à Alien, dans une version bien plus modeste.

Les actrices et acteurs font ce qu'ils peuvent pour sauver le scénario. Steve Railsback joue l’inspecteur Jim Bishop, un policier un peu perdu, mais courageux. Il est là au départ car son coéquipier a pris une balle dans le ventre, puis se retrouve à suivre le docteur Rachel Carson sans véritable raison.

Gwynyth Walsh incarne le docteur Rachel Carson, qui fait face aux événements avec un courage qui mérite le respect.

Don Lake interprète Eliot Jacobs qui est un entomologiste fasciné par cette créature incroyable. Il se met en danger en toutes occasions pour pouvoir étudier au plus prêt ce super prédateur.

Les femmes tiennent une place centrale : les médecins, dont le docteur Judith Glass jouée par Susan Anspach, mènent l’action dès le début du film.

Les personnages sont attachants parce que les comédiens y croient. Les enfants apportent une touche de légèreté qui joue avec la corde sensible.

L’ambiance des années 1980 fait l’intérêt du film. À l’époque, vous pouviez tourner avec beaucoup de figurants sans gros budget. Le budget est estimé entre 2 et 3 millions de dollars. C’est une somme qui permet déjà pas mal de choses.

Le rythme faiblit parfois, mais la tension remonte régulièrement. Les jump-scares fonctionnent encore.

Insect est un film moyen, il faut bien l’admettre. Il s’adresse aux amateurs de monstres en latex et d’effets artisanaux.

Les collectionneurs apprécieront cette édition. Insect reste une série B modeste, qui se regarde avec plaisir.

Tiphaine et Xavier