Date de sortie du coffret : 02.06.2026
Carlotta Films

 

https://laboutique.carlottafilms.com/

LA COLLINE A DES YEUX de Wes Craven (1977 - Couleurs - 90 mn)
LA COLLINE A DES YEUX 2 de Wes Craven (1984 - Couleurs - 90 mn)
Versions originales sous-titrées français + Versions françaises
Édition Prestige Limitée 4K UHD + Blu-ray
Nouvelle restauration 4K (La Colline a des yeux)
Nouvelle restauration 2K (La Colline a des yeux 2)

 

LA COLLINE A DES YEUX (Wes Craven, 1977) 

 

En 1977, Wes Craven a derrière lui un seul long-métrage : La Dernière Maison sur la gauche, sorti cinq ans plus tôt et déjà chargé d'une brutalité qui avait fait date. Pour son deuxième film, il plante sa caméra dans un désert et y installe une famille en route pour la Californie. Un mauvais détour, un accident de voiture sur une piste militaire abandonnée, et tout bascule. La Colline a des yeux n'est pas un récit d'horreur de plus : c'est une fable sauvage sur ce que la civilisation dissimule quand elle cède à la pression. Carlotta Films ressort aujourd'hui le film dans un coffret qui inclut La colline a des yeux 2. Notamment un coffret prestige limité, avec une restauration 4K inédite pour le premier film et une restauration 2K pour la suite de 1984.

Le point de départ s’inspire d’une légende écossaise : celle de Sawney Bean, chef d'une famille consanguine de cannibales qui attaquait les voyageurs entre le XIVᵉ et le XVIIᵉ siècle. Wes Craven et son producteur Peter Locke l'évoquent dès les premières minutes du commentaire audio. Cette matière brute, Wes Craven la transpose dans une zone d'essai militaire, territoire sans loi où une famille survit en tuant et mangeant ceux qui font l’erreur de s'aventurer sur ses terres. La famille Carter, elle, tombe dans ce piège sans comprendre où elle se trouve. L'accident n'est que le déclencheur. Ce qui suit, c'est une montée en pression sans issue.

La mise en scène ne cherche pas à impressionner. Les coupes sont sèches, les enchaînements directs. Wes Craven tourne en urgence : chaleur écrasante le jour, froid mordant la nuit. Les conditions du désert filtrent dans chaque plan. Martin Speer, qui joue Doug Wood, raconte dans les bonus comment Wes Craven modifiait sans cesse les séquences, poussant les acteurs dans une instabilité permanente. Les agresseurs sont instinctifs, les victimes agissent sous le choc. Personne ne maîtrise rien. Cet équilibre précaire, entretenu jusqu'au bout, donne au film une nervosité qui ne ressemble à rien de prémédité.

La direction artistique joue la sobriété : couleurs ocres, sable, jeu d’ombres. Pas d'effet spectaculaire. La photographie d'Eric Saarinen enregistre la désolation du paysage comme un fait brut. Le désert est un personnage à part entière. Vous ressentez la poussière, l'isolement, l'absence de secours possibles. Le montage, assuré par Wes Craven lui-même, accentue cette sensation d'enfermement. Chaque coupe est une nouvelle pression.

La bande-son de Don Peake, ami de longue date du réalisateur, est une pièce à part. À une époque sans synthétiseurs, Don Peake travaille à l’ancienne. Vous pourrez découvrir tous les détails dans son commentaire audio et le bonus qui lui est consacré. Pour exemple, le compositeur a utilisé les colliers des acteurs comme instruments. La restauration audio restitue ce travail avec une précision qui redonne toute sa densité à l'atmosphère sonore.

Ce qui distingue La Colline a des yeux des autres survivals de l'époque, c'est le renversement qu'il opère. La famille Carter n'est pas une victime passive. Poussés à bout, ses membres passent de l'état de proies à celui de prédateurs. La violence répond à la violence. Stéphane du Mesnildot, dans son analyse incluse dans les bonus, insiste sur cette dimension d'auto-défense : le film rejoue les codes du genre pour mieux les retourner. Les lignes entre victimes et bourreaux s'effacent. Ce n'est pas de la provocation gratuite, c'est la logique du film, menée jusqu'au bout sans sentimentalisme.

Susan Lanier, Robert Houston, Dee Wallace, Michael Berryman, etc. : tous les acteurs incarnent ce chaos mental et physique.

La Colline a des yeux constitue une étape décisive dans la construction d'un style. Wes Craven pose les bases de ce qui traversera toute sa carrière : l'horreur ancrée dans le réel, les retournements de situation, la violence qui contamine ceux qu'elle agresse.

L'enseignant-chercheur Mikel J. Koven, consacre dans les bonus un commentaire audio aux liens entre la légende de Sawney Bean, la pauvreté rurale américaine, les survival horror de cette période, les hommages à Massacre à la tronçonneuse. C'est un éclairage précieux sur ce que le film charrie au-delà de l'horreur visible.

Le générique de fin tombe de façon abrupte. On reste quelques secondes dans cet état d'alerte que le film a installé et n'a jamais relâché.

 Les suppléments sont d'une richesse rare : trois commentaires audio, un entretien avec Martin Speer, les confessions de Don Peake sur sa méthode de travail, l'analyse de Stéphane du Mesnildot.

Pour ceux qui connaissent déjà le film, c'est la façon définitive de le revoir. Pour ceux qui le découvrent, c'est une entrée directe dans ce que Wes Craven a de plus essentiel.

 

Bonus :

La fin alternative : cette fin ne change pas grand-chose à l’histoire. À part le combat entre Pluton et Beast, ainsi qu’une scène supplémentaire qui fait le lien entre La Colline a des yeux et La Colline a des yeux 2.  

Une histoire de famille : avec l’acteur Martin Speer. Il revient sur son audition. Il ignorait tout du projet et de la violence du film. Et ils ont découvert le reste du casting lors du tournage. Les conditions de tournage étaient délicates, à cause du froid la nuit dans le désert. Et Wes Craven modifiait beaucoup de choses, mais il est un réalisateur adorable qui met tout le monde à l’aise. Il a fait beaucoup de cascades lui-même. Il est très critique sur son interprétation. Et est fier d’avoir participé au film. Il raconte quelques anecdotes et parle de sa relation avec les fans.

Bêtisier et coulisse de tournage : une succession de séquences du tournage.

Sessions dans le désert : entretien avec le compositeur Don Peake : il était ami avec Wes Craven. Il a eu si peur en visionnant le film qu’il a travaillé sur la musique uniquement de jour. À l’époque, il n’y avait pas de synthétiseur. Il révèle tous ses secrets de création, comme l’utilisation des colliers des acteurs lors de l’enregistrement de la bande-son. A l’époque, il n’y avait que 2 micros d’ambiance pour enregistrer dans le studio. Son utilisation du rythme pour le piano, pour la scène de la caravane. Il est très fier de son travail, mais reste terrifié par le film.

Entretien avec Stéphane du Mesnildot (critique aux Cahiers du Cinéma) :
Il analyse le film en détail, un survival et aussi un film d’auto-défense. Où Wes Craven joue avec les codes et les renverse.  Avec une information surprenante sur la zone de tournage et John Wayne.

Avec 3 commentaires audio différents qui vous permettent de tout connaitre du film. 
- Wes Craven et Peter Locke
- Michael Berryman, Janus Blythe, Susan Lanier et Martin Speer
- Mikel J. Koven, Professeur en études cinématographiques à l’université de Worcester et auteur du livre « La Dolce Morte : Vernacular Cinema & the Italian Giallo Film, Folklore & Urban Legends & Blasplotation Films » qui s’intéresse à l’utilisation des légendes dans les intrigues de films d’horreur. Ici la légende de Sawney Bean, dont parlent Wes Craven et Peter Locke au début de leur commentaire audio. Avec des liens avec Massacre à la tronçonneuse. La pauvreté rurale.

 

 

 

 

 

LA COLLINE A DES YEUX 2 (Wes Craven, 1984) 

 

En 1984, Wes Craven n'est pas encore celui que le grand public finira par identifier. Les Griffes de la nuit est en cours de préparation. Il a besoin d'argent, vite. Il retourne donc dans le désert, avec un budget minimal, une équipe réduite et des acteurs peu expérimentés, pour signer la suite de La Colline a des yeux. Le résultat est honnête, mais sans plus, ce que tout le monde dans les bonus le reconnaît sans détour. Ce n'est pas un grand film. C'est un film de commande, tourné dans des conditions extrêmes, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a.

Un groupe de jeunes motards traverse le désert et prend le mauvais raccourci. Il croise la route de la famille cannibale bien connue et le massacre reprend. Pas de complexité psychologique, pas de construction dramatique élaborée. Un jeu de massacre efficace, plus proche du slasher de série que du survival tendu du premier opus. Wes Craven l'a d'ailleurs reconnu lui-même, allant jusqu'à désavouer le film après sa sortie. Pour atteindre la durée nécessaire, de longs extraits du premier volet ont été insérés : Bobby Carter se remémore, Ruby se remémore, Beast, la chienne, se remémore. Ces flashbacks sont la marque la plus visible des contraintes de production, pas d'un choix artistique.

La mise en scène de Wes Craven reste fonctionnelle. Les séquences dans les gorges et les canyons tiennent leur tension, le rythme est maintenu par un montage sec, et les cascadeurs sur leurs motos offrent au début du film un vrai coup de boost. C'est d'ailleurs ce travail que l'équipe salue le plus unanimement dans le making-of. La photographie de David Lewis restitue sans fioriture la lumière écrasante de Joshua Tree. Un parc national dont le statut interdisait toute modification du décor. Et pourtant la volonté et l’astuce des équipes techniques donnent à l’image une authenticité appréciable.

Janus Blythe incarne de nouveau Ruby et Michael Berryman reprend Pluton huit ans après. Des retrouvailles que Janus Blythe elle-même nuance dans le documentaire, regrettant que son personnage n'ait pas eu la trajectoire qu’elle aurait préférée. Les jeunes acteurs, pour la plupart sans expérience, livrent des performances inégales. Wes Craven les a malgré tout guidés avec soin. 

Le making-of Du sang, du sable et du feu, inclus dans ce coffret, recueille les témoignages de Peter Locke (producteur), Michael Berryman (Pluton), Harry Manfredni (Compositeur), John Callas (directeur de la production, premier assistant du réalisateur, second réalisateur), Dominick Bruno (Production designer), Janus Blythe (Ruby). Tous témoignent avec une franchise désarmante. Personne ne surjoue la nostalgie. Chacun livre sa version d'un tournage difficile, assumant sans détour les limites du résultat final.

La Colline a des yeux 2 n'est pas un film qui restera dans les mémoires. Mais regardez le pour ce qu'il est : un survival sans prétention. Il se laisse voir avec plaisir. On y retrouve une ambiance familière, des têtes connues, quelques surprises (cascades à moto) et cette violence sèche qui caractérise l'univers de la saga. La restauration 2K de Carlotta Films lui rend une image propre. Un complément honnête au premier film. Cela vous permet de comprendre dans quelles conditions Wes Craven travaillait avant de basculer vers une autre dimension de sa carrière.

Bonus La colline a des yeux 2 : Du sang, du sable et du feu : le making of.
Avec Peter Locke (producteur), Michael Berryman (Pluton), Harry Manfredni (Compositeur), John Callas (directeur de la production, premier assistant du réalisateur, second réalisateur), Dominick Bruno (Production designer), Janus Blythe (Ruby).
Wes Craven est décrit comme un homme agréable. Le film a été tourné avec un petit budget. Avec des conditions de tournage à Joshua Tree très délicates, en raison de la température et du fait que c’est un parc national qui ne devait pas être abîmé.
Le travail des cascadeurs est salué. Janus Blythe aurait aimé une trajectoire différente pour son personnage, mais par manque de temps, le scénario original a été conservé.
Les jeunes acteurs étaient inexpérimentés, mais Wes Craven les a dirigés de façon à les faire progresser tout au long du tournage.
Et vous apprenez de nombreuses anecdotes et techniques utilisées sur le tournage. Avec un discours honnête où chacun reconnait que le film n’est pas très bon, mais avec un aussi faible budget, il ne fallait s’attendre à mieux, malheureusement.

 

 Tiphaine et Xavier

 

LES FILMS

. ULTRA HD BLU-RAY / BLU-RAY 1 : LA COLLINE A DES YEUX (The Hills Have Eyes – 1977 – 90 mn)
NOUVELLE RESTAURATION 4K (HDR10)*

. BLU-RAY 2 : LA COLLINE A DES YEUX 2 (The Hills Have Eyes Part II – 1984 – 90 mn)
NOUVELLE RESTAURATION 2K

. VERSION ORIGINALE SOUS-TITRÉE FRANÇAIS DTS-HD MASTER AUDIO 7.1**, 2.0** & 1.0
. VERSION FRANÇAISE DTS-HD MASTER AUDIO 1.0

*disponible uniquement sur la version Ultra HD Blu-ray™

LES SUPPLÉMENTS

. 3 COMMENTAIRES AUDIO (VOSTF)

- Wes Craven et Peter Locke
- Michael Berryman, Janus Blythe, Susan Lanier et Martin Speer
- Mikel J. Koven

. UNE HISTOIRE DE FAMILLE (16 mn)
Un entretien mené en 2016 avec l’acteur Martin Speer.

. SESSIONS DANS LE DÉSERT (11 mn)
Un entretien mené en 2016 avec le compositeur Don Peake.

. ENTRETIEN AVEC STÉPHANE DU MESNILDOT (17 mn)
Une analyse du film par Stéphane du Mesnildot, tournée en 2016.

. DU SANG, DU SABLE ET DU FEU : LE MAKING-OF DE "LA COLLINE A DES YEUX 2" (31 mn)
Un documentaire réalisé en 2019, avec les témoignages des membres de l’équipe du film.

. FIN ALTERNATIVE (13 mn) . BÊTISIER ET COULISSES DU TOURNAGE (19 mn)

. BANDES-ANNONCES . SPOTS TV

ET DE NOMBREUX MEMORABILIA

. LE LIVRE WES CRAVEN, LE DROIT À L’HORREUR ÉCRIT PAR MARC TOULLEC (100 PAGES)
. JEU DE 6 LOBBY CARDS
. 2 AFFICHETTES
. FLYER PROMOTIONNEL JAPONAIS
. PLANCHE DE 8 AUTOCOLLANTS
. AFFICHE

* Format UHD disponible uniquement pour La Colline a des yeux

 

BD 100  MASTER 4K 2160/23.98p ENCODAGE HEVC
Version Originale DTS-HD Master Audio 7.1**, 2.0** & 1.0 / Version Française DTS-HD Master Audio 1.0   Sous-Titres Français Format 1.85 respecté Couleurs Durée des Films : 90 mn / 90 mn

2 BD 50  MASTER HAUTE DÉFINITION 1080/23.98p ENCODAGE AVC
Version Originale DTS-HD Master Audio 7.1**, 2.0** & 1.0 / Version Française DTS-HD Master Audio 1.0   Sous-Titres Français Format 1.85 respecté Couleurs Durée des Films : 90 mn / 90 mn