VENDREDI :
Hurakan


Un son bien lourd pour du brutal/death/metalcore.
Avec à la batterie Théo (Dagoba) comme batteur de remplacement qui assure de façon décontractée comme à son habitude.
Avec au milieu de cette violence quelques solos de guitare. C'est un son qui pourrait être qualifié de visqueux que vous balance le groupe.
Pour illustrer leur musique, vous avez deux festivaliers qui ont participé à un petit combat de boxe au milieu du circle pit. C'est dire à quel point le groupe veut que le spectacle se passe sur scène et dans la salle.
De même quand le chanteur demande à tout le monde de s'accroupir pour avoir un effet d'explosion.
Le pit est déjà là avec une petite zone de turbulence qui s'est formée au milieu de la salle Oesia.
Pas d'esbroufe, tout est frappé de manière directe et ciblée avec un bulldozer. Et quand vous avez l'impression d'atteindre la limite, vous avez un riff bien lourd, une section de double pédale qui vous fait vibrer tout le corps. Les changements sur la saturation du chant sont incessants, façon éruption volcanique, vous ne savez pas d'où ça va exploser, mais vous savez que cela sera dévastateur. C'est ce mélange et ce contraste entre la violence et le solo plus aérien, ou les breaks très marqués qui vous marquent le plus.
Quel show dès le début du festival !
Avec un show lumière bien sombre, rempli de saturation à l'image de leur son.
Avec l'annonce d'un quatrième album qui sort le 30 octobre. Le groupe a besoin de tout votre soutien car ils se sont fait cambrioler leur van récemment et se sont fait voler leur matériel.

Pour écouter l'interview du groupe :
Pour télécharger l'interview : itw.Hurakan_SidFest2026.mp3
Cachemire


Ambiance punk rock tout en blanc ! Ça tranche net. Avec un jeu de lumière grâce à leur énorme triangle lumineux sur scène. L'ambiance est festive et joyeuse avec Cachemire. Ici pas de prise de tête, de la bonne musique, avec dansant. Et des jeux de mots ou des blagues dans les paroles pour un portrait humoristique de notre société. Il est possible de critiquer avec du second degré. Le public est là pour passer un bon moment lui aussi car il est arrivé en nombre. La salle Oesia est presque complète alors qu'il n'est pas encore 19h!
Tout le monde danse, frappe dans les mains, chante. Ça claque bien fort. La reprise de "La Nuit je mens" d'Alain Bashung est très personnalisée et lui donne une nouvelle saveur.
Et un petit message sur la différence, notamment à l'école avec un encouragement pour la différence tout en ayant un sourire aux lèvres, et en message pour les parents, on s'en fout des notes.
Et ces tenues blanches, ça a un superbe impact. Un set construit de façon à toujours vous toucher, tout en sachant vous laisser reprendre votre souffle.
Avec un beau discours positif sur le discours d'une seconde pour dire « je t'aime » à qui on veut, y compris à soi-même, pour avoir un effet bénéfique sur son entourage.
Et le public est très chaud avec de beaux circles pit qui se génèrent naturellement.
Avec l'annonce d'une date à l'Olympia en 2027.
Celkilt


Comme le dit Titou, chanteur du groupe, "il n’est pas 20h30 et vous êtes déjà chauds".
C'est un concert festif et joyeux que propose le groupe ! Avec un show lumière bien dynamique,
Avec une première activité "Danse" proposée pour les festivaliers. La chorégraphie est la suivante : 8 sauts sur la droite puis sur la gauche ! Cela se transforme en une danse punk-rock-celtique qui anime toute la salle Oésia et forme des vagues dans le public.
Sur scène, ça bouge dans tous les sens, entre la cornemuse, la flûte (avec le même musicien), la guitare, le violon, la basse et la batterie, les instruments ne manquent pas. Et comme chacun peut chanter, cela vous donne des parties vocales très variées et qui en entraînent. Chacun a sa façon de se déplacer et d'interagir avec le public. Ce son acoustique et électrique fonctionne bien pour vous rappeler des ambiances celtes qui flirtent avec un rock qui vous embarque très vite.
Le groupe propose ainsi un wall of love où vous devez aller faire un gros câlin à la personne en face. Autre moment de convivialité : inviter le public sur scène pour le titre Everyday’s St Patrick’s Day! . Vous pouviez également participer à une belle danse bretonne où tout le monde se tient par le petit doigt, ce qui finit en circle pit avec Drik (bassiste) au milieu de la foule !
Et ces lumières autour de la batterie qui s'allument en rythme sont d'un bel effet visuel, pour s'adapter aux moments plus atmosphériques aussi bien que pour les parties plus rock.
Un vrai plaisir et un moment de partage
Et un concert à la Cigale pour fêter leurs 15 ans.

Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview : itw.Celkilt_SidFest2026.mp3
Tagada jones


Et dire que Job s'est déchiré le talon d'Achille de la jambe droite il y a une semaine et qu’avec la jambe dans le plâtre il assure ses parties de batterie avec le pied gauche ! Mais quel courage !
Le groupe revient pour la dixième édition du Sid Fest et en dit un mot car, comme l'annonce Nico (chant-guitare), ça fait plaisir de voir des festivals perdurer comme ça grâce à un public fidèle et solide.
Et Tagada Jones peut compter sur ses soutiens qui sont nombreux dans la salle une fois encore. Il faut bien dire qu'il se passe quelque chose quand le groupe arrive sur scène. Une sorte de libération d'énergie que tout le monde avait gardée en stock pour tout donner devant le punk rock de ce groupe qui sait s'amuser, dénoncer, revendiquer pour toujours nous toucher au cœur.
Le groupe annonce également un nouvel album dans quelques semaines et la suite de leur tournée avec des titres qui ont été choisis par leurs fans. Car le groupe fait bien attention à toujours garder et entretenir cette relation privilégiée avec leur public. Ce qui se fait d'ailleurs de façon très naturelle. Et d'ailleurs le groupe joue 3 titres de son prochain album ce soir, à commencer par A Fleur de Peau, les flammes de la fête et Hors Normes (qui n'a jamais été jouée en live). C'est du très rugueux qui arrive sur le nouvel album le 2 octobre sur le label at(h)ome ! (lien vers notre chronique de l’album https://lautremonde-radio.fr/tagada-jones-a-fleur-de-peau)
Avec un show qui est animé par Céline et Julien, les performers qui ne pourront pas utiliser ce soir tout le feu qu'ils avaient au programme pour des raisons de sécurité de la salle. Ce qui n'empêche pas les balastes, chaînes enflammées, fumigènes et autres surprises.
C'est ce retour à l'humain qui fait aussi sens pour Tagada Jones, au lieu d'utiliser des machines programmées en permanence.
Côté show lumière, c'est très travaillé avec tout un mur exploité de façon différente pour chaque titre pour donner une teinte de couleur à chaque titre.
Ça pulse de partout. Et pour ceux qui se demandent pourquoi aller voir le groupe en concert alors qu'ils l'ont vu il n’y a que quelques années, tout simplement parce que le groupe renouvelle ses prestations à chaque fois et fait évoluer leur ambiance scénique.
Ce soir encore le groupe nous en a mis plein les yeux et les oreilles avec en bonus ces 3 titres qui figureront sur le prochain album.
Avec sur le dernier titre « Mort aux cons » tiré de l’album La peste et le cholera (2017) les membres de Cachemire et Celkilt qui reviennent sur scène pour faire des chœurs et du stage dive, pendant que Julien avale des sabres !
Quel show !

Et même après le concert sur le titre « Porcherie » qui a été remis au goût du jour en 2024 avec le collectif Riposte Populaire. Le groupe s'amuse avec le public, va lui taper dans les mains, tout le monde chante d'une même voix cet hymne antifasciste qui malheureusement reste d’actualité.
https://youtu.be/nRhLCT5nV1Q?si=bPxG3gNAEiDKGL9L
notre chronique du nouvel album : tagada-jones-a-fleur-de-peau-2026
The Broken Horizon


Les Espagnols ont un son dévastateur. Leur set est une sorte de mise sous pression incessante.
Vous avez quelques passages un peu plus légers, notamment avec les chœurs du bassiste, sauf quand ce dernier hurle de sa grosse voix. Mais sinon c'est bien lourd. Leur show lumière est assez sombre, auquel s'ajoutent quelques effets stroboscopiques. Il faut dire que le son est presque éprouvant à ressentir, autant de graves et une vraie puissance, avec ces riffs très rapides à la guitare et les jeux de grosse caisse à la batterie. La basse n’est pas en reste avec un son qui gronde et qui claque. C'est une sorte de chute vertigineuse et interminable que propose le groupe. Et vous savez que l'impact va être violent en fin de course. Ce qui n’empêche pas le groupe de proposer quelques solos de guitare au milieu de ce maelström sonore.
Ceux qui ont encore un zeste d'énergie sont en train de le dépenser devant la scène.
Surtout quand le bassiste et le guitariste vont dans la foule pour pogoter et animer un wall of death!
Massif.

Pour écouter l'interview (en espagnol) :
Pour télécharger l'interview : itw.The.Broken.Horizon_SidFest2026.mp3
Pour la traduction à lire en français : lien prochainement
SAMEDI :
From The Inside


Le groupe Tribute to Linkin Park a ouvert ce second jour de Sid Fest devant une salle déjà bien remplie. Il fait très beau dehors. Tous les curseurs sont au vert pour passer une bonne journée.
Le groupe est une lourde tâche de tenter de reproduire le son des superstars américaines.
L'envie est là et la technique aussi. Avec un chant qui joue bien sûr les nuances entre chant clair et saturation. Chose particulièrement ardue avec un groupe comme Linkin Park. Les parties sur lesquelles le chant est assuré par Mike Shinoda sont dévolues au deuxième guitariste.
Et ça le fait bien.
Et il est toujours possible de compter sur le public pour chanter sur ces titres très connus comme From The Inside, Numb, etc. Le public apprécie l'exercice qui se déroule à merveille de la première à la dernière chanson. Le public réagit à chaque début de titre et profite de ce moment très agréable de pouvoir écouter des titres de Linkin Park en live. Et quand le groupe réclame un wall of death, c'est le signe que tout le monde attendait visiblement pour s'exciter davantage devant la scène.

Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview : itw.From.The.Inside_SidFest2026.mp3
White Sofa


Les locaux de White Sofa sont là pour continuer de faire monter l'ambiance en cette fin d'après-midi du Sid Fest.
Leur son remplit la salle Oesia. Il y a quelque chose de magnétique dans leur prestation ce soir. Avec un set-list qui joue sur plusieurs ambiances qui vous excitent, vous font planer, vous font crier ou pogoter. Le son est vraiment massif. Avec quelques petits messages d'espoir comme pour annoncer "Empty Maze". Ce soir nous avons eu droit à un joli panel de titres extraits de toutes leurs productions comme "À bout de Fil" extrait du premier album ou "S'embraser" extrait de leur dernier EP. Et des surprises avec une nouvelle chanson qui va sortir prochainement en single ! Et en clôture "En Apnée".
Sur scène, le groupe ne se ménage pas, les effets de fumée donnent un petit coup de peps de temps en temps. Le jeu de lumière est principalement sur les couleurs uniformes sur l'ensemble de la scène qui se succède.
Le groupe assure une prestation bien solide qui semble aussi leur servir d'exutoire.
Ça envoie bien fort.

Primal Age


Le groupe nous bouscule depuis 30 ans ! Et ils ont encore beaucoup de choses à faire et à dire. Comme le rappelle Didier en introduction de leur titre sur la protection de l’enfance : l'avenir est là dans les nouvelles générations.
Le son de Primal Age est « plus hargneux » pour reprendre les mots de Didier par rapport aux autres groupes de la journée, et le public les apprécie tout autant. Avec de beaux circle-pit et un mosh pit agité, de la part de festivaliers bien remontés. Ça envoie fort sur scène, dans une ambiance lumière très sombre. Vous avez les silhouettes des musiciens qui se détachent, mais cette noirceur fait que le son vous impacte encore plus violemment. Avec un dernier titre dédicacé aux vegans, végétariens et straight edge où Didier se fait porter par le public !
Et quelle énergie. Les musiciens bougent, Didier saute partout, en allant au contact du public. Un vrai échange ce soir entre le groupe et les personnes présentes ce soir.
Encore un show très solide dont Primal Age a le secret.
Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview : itw.Primal.Age_SidFest2026.mp3
Darcy


Quelle folie furieuse ! Le groupe est clairement attendu car la salle est comble.
Et Irvin rappelle que cela fait chaud au cœur de voir des personnes avec des t-shirts de groupes engagés,
Pour introduire le titre Poing en l’air.
Ça secoue sur scène et dans le pit. Et quand on voit que la majorité des personnes présentes chantent, lèvent le poing ou leur majeur toujours au bon moment en adéquation avec les paroles, cela confirme que Darcy est comme à la maison ce soir entre amis, dans la famille élargie, celle du cœur.
Car Darcy c'est du punk rock chanté en français, c'est également un état d'esprit de rébellion face aux inégalités et à l’intolérance ou toute forme de discrimination.
Je n'avais jamais vu autant de crowd surfers dans cette salle ! Et même Vincent (guitare) s'est fait porter sur le titre « Enragé ».
Le public est remonté à bloc. Avec 80% du public qui avait déjà vu Darcy en concert ! La bienvenue aux nouveaux membres de la famille avec un gros wall of death
C'est Irvin qui fait l'animation sur scène, en chanteur rageur qui cesse d'interpeller le public. Les musiciens s'agitent aussi quand ils ne doivent pas assurer les chœurs.
Irvin le dit : « dans le 37 on n’est pas là pour rigoler, ça fait chaud au cœur ». Il faut dire que Darcy connait le Sid Fest et la Touraine, notamment leur dernier passage à Tours en 2024 où il faisait si chaud au Bateau Ivre (lien vers notre compte rendu de ce concert : https://lautremonde-radio.fr/tagada-jones-darcy-ravage-club-26-11-2024 )
Avec pour "L'étincelle au brasier" un beau circle pit!
Avec des surprises comme le nouveau titre « TNT ».
Ça brasse dur. Quelle énergie et quelle puissance ! Vous avez toujours du mouvement.
Et un titre qui est joué à chaque concert, « Solution », car il n’y a pas de place pour le racisme ou le sexisme. Cette chanson qui tient à cœur au groupe. Et cela permet au public de venir sur scène pour chanter les chœurs.
Une belle scène dans cette salle Oesia qui permet à Darcy de s'exprimer avec tout l'espace nécessaire.
Quelle tornade.
Et le public sort de la salle et continue de chanter des lalala ! Du jamais vu !

Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview : itw.Darcy-SidFest2026.mp3
Marcel et son orchestre


Du grand délire. Plus c'est hors limite, plus il faut aller plus loin ! La réputation du groupe n’est plus à faire. Du rock alternatif à l'humour a plusieurs degrés. Une découverte totale pour nous, comme vous pouvez vous en douter. Le groupe a un show bien rodé. Les tenues sont incroyables. Quelques festivaliers ont adopté le même look en soutien au groupe. Surtout quand le groupe se lance dans le titre "Maudit Karma" et en présentation dénonce le détournement de fonds de Marine Le Pen avec beaucoup de double sens.
C'est musicalement du très bon rock alternatif, avec un orgue Hammond, trompette, saxophone et trombone. Cela donne un spectacle haut en couleur, que ce soit visuellement ou musicalement, avec des clins d’œil et des références incessantes dans leurs textes.
Et tout le monde joue le jeu, comme sur « Quand on sait pas dire non », où il faut faire quatre pas à droite, donner un coup de pied puis quatre pas à gauche et coup de pied, etc. Cela donne un beau bazar dans le public qui ne tient pas le tempo. L'arrivée de Chuck Norris sur scène sur le refrain est vraiment du grand n’importe quoi, qui participe à la grande fête que propose Marcel et son orchestre.
Et rien ne les arrête quand vous entendez la version customisée de "Rock on Sally" ! Devant un public qui s'agite en rythme. Ou alors "Rolling in the River" qui s'invite dans la chanson "Con comme un balai".
Avec une jolie chenille en fin de concert. Sur le titre, les soirées Ferrero où les gens se croisent et se tapent dans la main. Au final c'est toute la salle qui est entrée dans la danse.
Et cette inspiration des forbans pour "Les Vaches Font Meuh Meuh".
Un show entre l'improvisation théâtrale, et le concert de rock alternatif déjanté.
Une chose est certaine : tout le monde a le sourire au lèvre.
Quel incroyable talent !

Et en clôture le groupe Shaârghot. Le public est resté en masse ce soir pour plonger dans l’univers sombre et industriel de Shaârghot.


Leur show est toujours aussi spectaculaire. Entre la mise en scène avec les goules qui marquent le public de goudron, la saturation chromatique. Et l'obscurité permanente sur scène, vous vous retrouvez dans les bas-fonds avec les shadows. Leur univers froid et poisseux a un côté attirant et vénéneux.
Le fait d'avoir les peintures corporelles noir vernis reflète la lumière de façon inquiétante. Le second guitariste, qui s'occupe aussi des machines, bouge presque tout le temps, pour exciter le public. Et comme vous le savez, rien n’est laissé au hasard jusque dans les pieds de micro qui sont travaillés.
Et quand il s'agit de sauter en rythme, toute la salle se soulève comme hypnotisée.
Quelle symbiose entre le groupe et les festivaliers, ce qui permet d'avoir une expérience immersive totale.
Quelles intenses sensations nous a fait vivre Shaârghot une fois encore !
Avec de longues minutes en fin de show où tout le groupe vient saluer le public et lui taper dans les mains
La grande classe !
Tiphaine et Xavier