
Date de sortie : 13.11.2026
Label : Napalm Records
Tracklist:
- True Til' Death
- Beginning
- The Flame
- The Ascent
- Broken Mouths Can't Speak (feat. Randy Blythe)
- Untouchable
- Rise
- Agency
- Unchained
- The End Before
- Humanity (feat. Guy Kozowyk)
- Borrowed Ground
- Last Judgement
- A Brighter Fire (feat. Patsy Puopolo & Matthew Ruby)
- The Reckoning
WALLS OF JERICHO :
Candace Buckingham - Vocals
Aaron Ruby - Bass
Dustin Robert - Drums
Bobby VaLeu - Guitar
Kyle Gailey - Guitar
Chris Towning - Guitar
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NAPALM RECORDS
Walls of Jericho, groupe de Detroit, revient en force le 13 novembre 2026 avec System Error: Humanity, son sixième album. Candace Buckingham présente les textes comme une révolte contre la conformité et la distraction. L’album arrache tout.
Après un premier titre très travaillé avec un bel effet sur la batterie en intro qui vous donne l’état d’esprit de cet album System Error: Humanity: en faire moins pour avoir plus d’impact. Tout est ici dans le frapper juste. Candace Buckingham, chanteuse du groupe, explique : « Nous voulions capturer le chaos, l’intensité et l’énergie brute de notre show live plutôt que courir après la perfection ».
L’enregistrement a été confié à Kurt Ballou (guitariste de Converge) au God City Studio.
Le premier titre True Til Death est assez aéré mais frappe toujours en plein cœur avec les guitares acérées et le chant ravageur de Candace. Le texte décrit une rage devenue toxique après avoir servi de refuge, et l’envie de briser la cage pour retrouver l’espoir.
Beginning est plus lourd avec un beat down sur les dernières mesures. Les paroles affirment une identité forgée seul face au rejet et au mépris.
Accélérations sur The Flame avec un refrain fédérateur qui vous donne envie de rejoindre l’équipe de Walls of Jericho pour partager leur lutte, avec un double solo de guitare incisif. Un titre qui emporte tout sur son passage. Le thème est la solidarité entre femmes face au regard des autres, une force collective qui se transmet.
The Ascent a un son plus grave, plus brut, avec de grosses ruptures qui laissent des blancs dans le titre comme si le temps se figeait avant de repartir dans des torrents infernaux de son, avec ces riffs de guitares qui progressent sur la fin du titre pour vous emmener bien au fond. Premier extrait dévoilé de l’album, il suit une ascension intérieure, un travail patient sur soi où chaque pas vers le haut apaise le conflit mental.
Broken Mouths Can’t Speak est un titre viscéral qui prend à la gorge. Entre ces guitares avec leurs notes qui imposent une ambiance sombre et le chant de Candace qui est rejoint par la voix de Randy Blythe du groupe Lamb of God, pour vous emmener au plus profond des ténèbres, là où le combat fait rage. Le texte vise les menteurs et les fausses autorités, promis à une chute collective.
Le jeu entre les guitares et la batterie sur Untouchable est d’une redoutable efficacité, entre les moments comme sur l’intro où les instruments jouent ensemble, puis quand ils jouent en alternance, cela donne un impact incroyable à la musique. Candace rajoute cette pointe de violence supplémentaire avec son chant qui occupe tout l’espace. Les paroles évoquent le fait de refuser de se laisser modeler par les traditions et les doctrines imposées, et appellent à renverser les tyrans. Rise accélère encore le tempo. Avec des ralentissements pour les moshers. Un titre qui va exploser le live. Les textes s’attaquent à l’individu qui choisit sa propre voie, hors de tout dogme.
Agency est une vraie bombe, avec ce cri qui retentit, au milieu des successions d’accélérations, avec une fin de morceau très lourde. Les paroles défendent le droit d’exister et de décider pour soi, face aux pouvoirs qui tracent des limites à la liberté. Unchained repart avec une ambiance bien teigneuse et dansante, avec des chœurs qui viennent soutenir le chant de Candace. Le texte parle de détachement : le monde brûle, et nous choisissons de rester libres et de renaître.
The End Before est bien musclé avec des riffs qui tranchent et une longue partie instrumentale, la répétition des riffs a un côté hypnotique. Les paroles évoquent des promesses brisées et une haine qui grandit, avec un progrès qui se paie cher. Guy Kozowyk du groupe The Red Chord sur Humanity apporte une tonalité qui s’harmonise très bien avec le chant de Candace. Ce titre décrit une humanité consumée par elle-même, qui rejette les mythes religieux et reste debout. C’est bien lourd, avec les instruments qui jouent tous ensemble pour bien appuyer les riffs.
Borrowed Ground relance la machine metal/hardcore avec un son très direct que vous prenez en pleine tête, pas forcément très rapide, mais avec un impact maximal, ici le groupe en fait très peu pour que chaque note vous percute. Le texte porte sur la planète : une terre empruntée dont il faut répondre devant la jeunesse qui hérite des dégâts.
Ambiance plus sombre sur Last Judgement avec les guitares qui ont des riffs bien graves, puis quelques notes aigües qui s’échappent, des passages plus planants pour vous permettre de vous exprimer dans le pit lors des concerts. Un titre ravageur. Les paroles dressent le refus de l’obéissance et du silence face à une machine qui broie, avec la volonté de vivre jusqu’au bout.
Puis arrive cette balade, pour le moins inattendue, avec A Brighter Fire, d’une délicatesse incroyable. Le groupe nous avait déjà habitués à ce genre de rupture, notamment avec le titre No Saving Me extrait de l’album With Devils Amongst Us All (2006) et qui figure aussi sur l’EP Redemption (2008). Le texte parle de cicatrices et de survie, de renaissance depuis les cendres.
Et pour finir avec une dernière fulgurance, vous avez The Reckoning qui lâche les chevaux, avec des breaks bien lourds, des passages pour danser et pour pogoter, une fin d’album en apothéose où tout ce qui fait l’essence de Walls of Jericho est condensé. Le texte raconte une renaissance face à un agresseur, un trauma, une résurrection et une reprise de pouvoir
Un très bon album pour le groupe Walls of Jericho qui propose des compositions variées et toujours aussi percutantes, avec un message puissant : l’humanité est la source de l’erreur, et la solution aussi.
Xavier