
Date de sortie : 27.03.2026
Label : ViciSolum Productions
Tracklist:
01. Zerocane
02. Cranium
03. Sleepers
04. Bozzadevil
05. Peace25?
06. As Worlds Collide
07. Psychosis
08. In The Mirror
09. Catching Flies
10. Hangmans Jazz
Line-up:
Henning Ramseth / Zet – Guitar, vocals
Miriam Renvåg / Sfinx – Vocals
Lars A Lien / Lanius – Bass
Ingvild Strønen Johannesen/ Sareeta – Violin
Kai Renton / Aazuu – Keyboards
Kent Frydenlund/ Küth – Drums
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Treize ans de silence, et RAM-ZET revient avec un album qui redessine les contours de leur propre univers tout en restant fidèle à ce qui les a toujours rendus inclassables.
Sapien est un album dense et contrasté, quelque part entre le metal progressif norvégien dans sa veine la plus sombre, le gothique atmosphérique et des éclairs d'avant-garde qui n'appartiennent qu'à eux. La production, délibérément organique, qui est le fruit de sessions à l'approche live, donne à cet album une chaleur brute. Les riffs lourds cohabitent avec des nappes de claviers, un violon qui surgit là où on ne l'attend pas, des breaks qui déstabilisent, des ruptures de tempo qui bousculent les structures rock classiques. Plus de 72 minutes de musique qui ne cherche jamais à vous ménager.
La genèse de l'album a été semée d'embûches et d'imprévus. C'est en 2020 qu'Henning "Zet" Ramseth a commencé à rassembler les premières idées, relançant les répétitions et retrouvant, selon ses propres mots, « l'ancien esprit ». La résurrection a mis du temps : les membres jonglaient avec d'autres projets, les séances d'enregistrement ont dû s'adapter à l'agenda de chacun et notamment à la grossesse de Miriam "Sfinx" Renvåg, dont le nourrisson orne la pochette du disque. Le line-up a aussi évolué : la claviériste historique Karoline "Ka" Amb a cédé sa place à Kai "Aazuu" Renton, venu de Trollfest, tandis que la violoniste Ingvild "Sareeta" Johannesen a fait son retour après une longue absence.
Zerocane ouvre l'album sur un thème folk construit autour d'une 8 cordes : c'était l'une des toutes premières idées d’Henning Ramseth pour ce disque. Metal progressif, metalcore, death : les styles se superposent avec un interlude de violon qui coupe court toute tentative de catégorisation. Les textes parlent d’un alter ego qui s'impose peu à peu et finit par prendre le contrôle total, une sorte de dieu autoproclamé qui efface le moi originel.
Cranium s'ouvre sur une intro country-folk complètement inattendue avant de basculer dans quelque chose de beaucoup plus lourd, construit autour d'un chorus groove massif que Henning Ramseth dit avoir bâti en premier, laissant le reste du morceau se greffer autour. Sfinx résume le propos : derrière le masque que chacun porte se cache le monstre qu'on refuse de montrer.
Sleepers monte en vitesse et en agressivité, avec le violon de Sareeta qui taille des mélodies à la fois belles et inquiétantes dans un fond sonore plus dense que les deux titres précédents.
Bozzadevil injecte des guitares aux couleurs latino dans le metal, avec une dose de jazz expérimental qui donne au morceau une saveur particulièrement étrange. Une sorte de cauchemar éveillé.
Peace25 change radicalement d'atmosphère : ambiant, épars, avec un sentiment de science-fiction désertique qui en fait presque un long interlude extraterrestre au milieu de l'album.
As The Worlds Collide alterne tourbillon sonore et passages planants, entre guitare et saxophone, chant clair et saturation. Un chaos de fin du monde très sophistiqué.
Psychosis repart sur un groove qui percute avec une énergie positive en surface que les growls et les changements d'humeur soudains sabotent régulièrement.
In The Mirror, avec les violons et le piano, vous emmène de l’autre côté, comme attiré par l’appel d’une sirène, avec des passages bien lourds et appuyés à la basse, alors que les claviers se font légers.
Catching Flies part dans tous les sens, évidemment. Une sorte de danse frénétique et complexe
Hangmans Jazz, qui clôt le disque, tient exactement la promesse de son titre : une structure jazz réinterprétée à travers le prisme du chaos du groupe, avec des passages mélodiques presque cabaret que des explosions d'accords viennent systématiquement déchirer.
Sapien confirme que RAM-ZET n'a pas adouci sa vision avec les années. Sixième album d'un groupe qui a toujours opéré en marge, il constitue leur disque le plus abouti sur le plan des arrangements et paradoxalement le plus organique dans son rendu. Pour quiconque suit la scène avant-gardiste scandinave, c'est un retour qui compte.
Xavier