
Date de sortie : 22.05.2026
Autoproduction
https://www.musth.no
https://www.instagram.com/musthnorway
https://www.facebook.com/Musthnorway
https://www.youtube.com/@MusthTube
01 Jollysad 4:19
02 Pixeldust 4:19
03 Disposable Income in the Hands of Teenagers 2:50
04 En Passant 5:24
MUSTH existe depuis 2003 et cultive depuis toujours l'art de secouer les codes du métal alternatif norvégien. Jollysad, autoproduit et publié le 22 mai 2026, prolonge cette veine avec une énergie neuve : le groupe orchestre une collision entre rock, metal, jazz et autres curiosités, où chaque virage sonore vous emmène vers le même objectif. L'écoute ressemble à une chorégraphie de chaos maîtrisé, portée par une satire des travers contemporains.
Des dialogues empruntés au film norvégien culte Lasse & Geir (1976) s'invitent dans le mix et ajoutent une couche d'absurdité domestique et de frustration grinçante, en écho direct au propos satirique de l'EP.
L'orchestration multiplie les couleurs et garde le fil à chaque instant. Le chant prend mille formes, les guitares dialoguent avec les effets, la batterie et la basse tissent une trame dense, et pourtant chaque élément conserve sa place, dans une clarté impeccable. La voix d'Alex Delver passe du registre théâtral au rugissement brut en une phrase, portant cette tension entre critique sociale et confession intime. Sur Pixeldust, rock, metal et jazz se fondent en une matière sonore qui dépasse le simple croisement de genres : c’est une véritable chimère, comme si ces couleurs sonores appartenaient depuis toujours au même corps.
La batterie frappe avant de se retirer sur une ambiance jazz inquiétante, par exemple. Disposable Income in the Hands of Teenagers et En Passant confirment cette logique de composition fluide, où l'accumulation d'éléments laisse toujours de la place pour que tout reste lisible. Le titre Jollysad ouvre le disque sur cette même tension entre précision et dérèglement. La production de Sigve Bull et le mixage d'Adam Muñoz font que le chaos garde une colonne vertébrale. Chaque idée respire, la dramaturgie sonore est toujours là, même quand les guitares s'envolent.
MUSTH confirme une identité qui refuse la ligne droite et continue d’explorer avec nervosité.
Xavier